La science-fiction, ce n’est pas seulement imaginer le futur. C’est surtout une façon de parler du présent en le déplaçant ailleurs : dans l’espace, dans le futur, ou dans des mondes parallèles. En imaginant le pire ou le meilleur.
Très tôt le cinéma s’empare de ce genre en y voyant un terrain de jeux idéal pour l’invention visuelle.
Dès 1902, Georges Méliès réalise LE VOYAGE DANS LA LUNE, avec ses savants, sa fusée et ses habitants lunaires. Souvent considéré comme le premier grand film de science-fiction, il ne cherche pas le réalisme scientifique, mais l’émerveillement.
Puis peu à peu et selon les époques, le genre devient tout à tour plus sombre, plus politique, plus écologique, plus philosophique, parfois plus urbain.
Mais toujours, il nous parle de nous, de nos peurs, de notre solitude, de l’Homme dans un projet plus vaste, dans un univers qu’il ne maitrise pas.
Finalement, la science-fiction ne prédit pas l’avenir. Elle l’invente. Et c’est sans doute pour cela qu’elle reste l’un des genres les plus vivants du cinéma.
Alors comment ne pas s’y intéresser aujourd’hui où tout va plus vite, où l’IA fait désormais partie de nos vies (qu’on le veuille ou non), où plusieurs fois l’on a eu l’impression de vivre dans une dystopie.
Venez échanger sur tout cela avec un beau programme. Un mélange de films récents et plus anciens, et des rencontres avec un astrophysicien, une ethnologue et une professeure de philosophie.

