Le diagnostic complet du lavoir de l’Ayrolle a démarré cet automne par les spécialistes du cabinet expert Pronaos, commandée par la Ville de Millau, dans l’idée de proposer un projet global de conservation et de valorisation de l’édifice. Après le diagnostic archéologique sur le bâti et les études historiques, la numérisation complète du bâtiment a été faite par un ingénieur géomètre.
De possibles inscriptions à la gloire du roi martelées pendant la Révolution
Une nouvelle étape est programmée jeudi 15 janvier avec la venue de Sophie-Jeanne Vidal, conservatrice et restauratrice d’œuvres sculptées. Cette spécialiste dressera un relevé précis des pièces sculptées sur l’entablement (la partie supérieure surmontant les arcatures) du lavoir dont la construction a démarré en avril 1749. Elle étudiera particulièrement les armoiries et les supposées inscriptions à la gloire du roi, volontairement effacées en les martelant durant la Révolution française en 1794.
Redonner au monument son authenticité
Les sondages archéologiques, au printemps, constitueront la prochaine étape de ce check-up complet. Le lavoir de l’Ayrolle, classé Monument historique, a bel et bien une valeur patrimoniale et un intérêt architectural unique en Aveyron, et ce malgré son état dégradé. La Ville a entrepris un projet global de restauration comprenant cette étude de diagnostic complète, avant une mission de maîtrise d’œuvre pour des travaux de conservation et valorisation de l’édifice. L’objectif est de redonner au monument son authenticité et son attractivité, éventuellement en le dotant à nouveau de sa fonction d’eau et d’un éclairage approprié.

