Le XVIIIe siècle, porteur des idéaux de liberté, et la Révolution française favorisent le retour à Millau de familles huguenotes exilées, ainsi que l'accession des protestants aux affaires politiques. Des mégissiers, médecins, juristes et agronomes millavois contribuent activement à la rédaction des cahiers de doléances et la mise en place des nouvelles municipalités.
Une bourgeoisie protestante va émerger, qui se distingue aussi bien de l'aristocratie en place (Bonald, Sambucy, de Pégayrolles) que de la majorité des habitants, petits artisans et ouvriers dans les cuirs et peaux. C'est une sous-préfecture peu turbulente, conciliant le sens du commerce de son patronat et le savoir-faire de ses ouvriers, qui prospère et s'agrandit sous la Restauration.
