Urbanisme

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 Entre boulevards et calquières

L'urgence d'une extension de Millau hors des remparts s'impose aux Consuls et au pouvoir royal à la moitié du XVIIIe, sous la pression démographique. Les murailles d'enceinte sont arasées, les fossés comblés, des démolitions favorisent l'aménagement du tour de ville en promenade arborée, avec lavoirs et fontaines

L'aménagement des quartiers hors du noyau ancien est envisagé en fonction des cours d'eau. Le quartier bordant le Tarn au Sud est réservé aux « calquières », aux mégisseries. Le secteur Gambetta-Pont de Fer, inondable, reste voué aux jardins maraîchers. Ainsi, l'expansion progressive de Millau s'effectue essentiellement vers l'Ouest et le Nord.

Cinq boulevards longent ou partent de la vieille ville. La route de Rodez (avenue de la République) est ouverte en 1746, celle de Paris (avenue Jean-Jaurès) en 1786. Complétant la nouvelle organisation urbaine, la place du Mandarous est créée à la jonction de ces deux routes et des promenades, futurs boulevards (aujourd'hui de l'Ayrolle et de Bonald). Le centre de Millau se déplace du coeur médiéval vers le Mandarous

Millau, 1810

Ce plan sur toile de 1810 est intéressant par sa représentation du centre ancien de la ville avec mentions de rues aujourd'hui disparues.
On notera l'ouverture des boulevards ceinturant la vielle ville :
le cours des Carmes, le cours des Capucins futur boulevard de l'Ayrolle, le futur boulevard de Bonald, enfin le cours de la Tour Gravelin et le quai Saint-Antoine, futur boulevard Saint-Antoine et boulevard Richard.
On peut voir également les places du Mandarous et de la Capelle, récemment ouvertes.

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